mercredi 23 septembre 2009

Les motos à risque… selon la SAAQ

Il suffit de lire cette définition d'une moto à risque (vraiment hilarant) pour réaliser que les fonctionnaires de la SAAQ ne connaissent rien à la moto. Mais, est-ce que ça vous étonne? Moi non! Par contre, ça me fait vraiment peur de voir qu'on laisse des gens comme ça prendre des décisions qui nous affectent tous.

Si quelqu'un parmi vous a des talents de dessinateur, ça pourrait être drôle de voir à quoi ressemblerait une moto correspondant à cette définition...

lundi 14 septembre 2009

Les motos de Panurge

J'ai toujours été un solitaire. Pour paraphraser Groucho Marx, j'admets que « je ne serai jamais membre d'un club qui m'accepterait pour membre ». Pas par snobisme, mais par choix. Par conviction. Je suis ce que certains appellent avec mépris un « loner ». Comme si le fait d'aimer faire les choses seul, à ma façon et selon mes propres principes était condamnable. Je n'aime pas me réfugier à l'intérieur d'un groupe qui penserait pour moi ou me demanderait d'agir selon des préceptes auxquels je n'adhère pas totalement. Même si, ce faisant, je m'absolvais de la responsabilité de mes actes et j'étais protégé par la force du groupe. Mais ça ne m'empêche pas d'être solidaire et d'apporter ma pierre à l'édifice quand je l'estime nécessaire ou quand je pense que ça peut faire avancer les choses. Les deux attitudes ne sont pas incompatibles. Loin de là.

En fait, j'ai toujours jalousement protégé mon libre arbitre. Je fais tout pour le préserver. Dans ma vie sociale, comme dans la pratique du motocyclisme. Je roule le plus souvent en solo, par goût, en assumant les choix que je fais et les risques que je prends. Je ne demande à personne d'autre d'endosser mes décisions et je refuse que quiconque m'impose les siennes. Quand je roule avec des amis, nous le faisons chacun à notre rythme. Si j'ai envie de rouler vite, je pars devant et j'attends les autres lorsqu'un embranchement s'annonce. À l'inverse, si le rythme est trop rapide pour moi, je laisse les autres partir en avant et je les retrouve plus loin, plus tard. Parfois, nous roulons ensemble, à la même cadence, toute la journée. Mais jamais par obligation. Ni par convenance.

Durant mes vacances, j'ai été témoin d'un incident qui m'a conforté dans mon opinion et m'a montré le chemin qu'il nous restait à parcourir pour éduquer les motocyclistes, néophytes ou non. Et changer nos façons de faire.

Dans la grande côte située à la sortie de Baie-Saint-Paul, sur la route 138 ouest en direction de Québec, un groupe d'une quinzaine de motos roulait en formation compacte, à 85 km/h (sous la limite permise) dans la voie de gauche (en principe réservée aux dépassements). Dans celle de droite, un camion parvenait péniblement à conserver la même allure, en essayant de garder son élan et de se rendre en haut de la cote sans devoir rétrograder ou ralentir. Ce manège dura quelques kilomètres. Le groupe n'accélérait pas le rythme et se maintenait à la hauteur du semi-remorque. Derrière, la file d'attente s'allongeait. Irrémédiablement. L'impatience des usagers — à moto ou en auto — croissait. Les klaxons commençaient à se faire entendre et, soudain, un automobiliste excédé dépassa le groupe en coupant la double ligne jaune. En pointant un majeur furieux vers le ciel. Visiblement hors de lui. Et avec raison, dois-je dire. Moi-même je commençais à fulminer. Et à avoir honte d'être assimilé à ces zigotos dans l'esprit des gens. Quelques secondes plus tard, un motocycliste décida de se frayer un chemin entre les motos, zigzaguant furieusement entre elles et semant la panique dans le groupe. Lequel, ébranlé par l'expérience, finit enfin par accélérer un peu et se rabattre dans la voie de droite.

Ce genre de comportement, qui est inexcusable et dégénère rapidement en cas de rage au volant, aurait pourtant pu être évité si les motocyclistes avaient augmenté le rythme suffisamment pour dépasser le camion et se rabattre à droite. Ou si le groupe s'était scindé en petits sous-groupes de trois ou quatre motos, permettant ainsi aux autres usagers de doubler et de s'insérer naturellement dans le trafic.

Si nous conduisons comme des moutons de Panurge, nous allons finir comme eux. C'est inévitable. Si nous voulons survivre, dans la circulation, comme dans la société, il va falloir nous débarrasser de notre instinct grégaire. Mettre un terme à la pensée de groupe. Réapprendre à penser et à agir par nous-mêmes. Et assumer nos décisions. Mais, surtout, il va falloir arrêter de penser que la route nous appartient et commencer à nous comporter responsablement.

samedi 15 août 2009

Enfin les vacances!

L'été est arrivé depuis peu. Et si ce n'est pas vraiment l'été, ça y ressemble assez pour que je décide de prendre le large. Car il est grandement temps d'en profiter. Les derniers mois ont été passablement chargés. J'ai passé trop de temps au bureau et pas assez sur les routes, même si, selon les standards du motocycliste lambda, j'ai beaucoup roulé. Depuis le début de l'année, j'ai parcouru environ 18 000 km, ce qui est pas mal dans les circonstances, surtout avec la température exécrable qu'on a eue en juin et en juillet. Pourtant, je suis en manque. J'ai passé trop de temps assis à l'ordinateur. À retranscrire mes émotions, mes impressions, mes connaissances. Mon dos n'est plus qu'une douleur vive. J'ai besoin de reprendre mon souffle. De vivre des aventures et des expériences originales. De renouveler ma passion au contact de panoramas inédits et grandioses (c'est du moins ce que j'espère), de routes de rêve et de gens inconnus. Au programme de ma cure de repos (façon de parler), trois semaines de balade en couple, avec armes et bagages, à la découverte de Kamouraska et du Bas-du-Fleuve, de la Gaspésie et de Charlevoix. Tout ça au guidon de la BMW K1300GT avec laquelle nous allons parcourir près de 8 000 km durant ce périple.

Bien que la moto soit un fantastique moyen de locomotion, un véhicule qui s'adapte à toutes nos sorties et qu'on apprécie au quotidien, il est, pour beaucoup de passionnés, synonyme de vacances, de voyages et d'aventures. De rêves aussi. Je suis persuadé que vous avez déjà éprouvé ce sentiment de plénitude à moto. Une sensation que l'on ne retrouve pas forcément lorsqu'on voyage en auto, en train, ou en bus. Quand on prend la route le matin de bonne heure, à la fraîche. Que le soleil qui se lève nous éblouit, nous enveloppe. Que la fraîcheur de l'air pénètre nos narines chargé de parfums délicats que l'on ne retrouve pas aux autres heures de la journée. Parfois, lors de ces instants magiques, je me dis que ça serait une belle journée pour mourir. Non pas que je sois dépressif, voire blasé de la vie. C'est juste qu'alors il semble difficile de dupliquer un moment d'une telle intensité. D'une telle pureté.

Quand la route défile devant nous, pleine de promesses, de surprises, que tous les éléments sont réunis pour nous permettre de vivre une expérience authentiquement mystique, que nous nous sentons en symbiose parfaite avec notre monture, notre environnement et les gens qui le peuplent, alors nous pouvons dire que nous avons vraiment de la chance de pouvoir vivre notre passion à ce niveau d'intensité.

Je vais donc tacher de faire le plein d'émotions, de souvenirs, d'images et de rencontres durant cette période, pour débuter la nouvelle saison en force, dès septembre. Recharger mes batteries, comme on dit couramment, afin de vous revenir reposé et plein de nouveaux projets. Car l'automne va être très occupé. En novembre, je participerai au Salon de Milan, afin de vous présenter les dernières nouveautés en exclusivité canadienne, et à plusieurs lancements de presse. En tout cas, je l'espère. En attendant, je vous souhaite une bonne fin d'été.

À bientôt!

lundi 3 août 2009

Super manifestation à Québec le 19 et 20 septembre 2009

Je publie, ci-dessous et dans son intégralité, le communiqué de presse qu'Opération Escargot à fait parvenir aux différents médias de la Province annonçant la tenue d'une super manifestation les 19 et 20 septembre prochains, à Québec, sur les terrains de l’Assemblée Nationale.

Didier Constant
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Bonjour à tous amis bikers, motards et motocyclistes citoyens de la province.

Lundi dernier, une rencontre historique et d’une importance capitale à eu lieu à Montréal entre le CAPM, PROMOCYCLE, LA FMQ et OPÉRATION ESCARGOT concernant les mouvements de manifestations mise en place depuis le 4 avril 2009.

De manière unanime, les trois organisations majeures représentants les motocyclistes Québécois depuis maintenant plusieurs années ont acceptés d’appuyer Opération Escargot dans le cadre de la poursuite des revendications du mouvement, soit la mise en place d’un moratoire sur les hausses prévues le 1 er janvier 2010 ainsi que l’élimination complète du principe de catégorisation illogique appliqué à la moto par la SAAQ.

Ces organisations approuvent dorénavant et de manière officielle le mouvement légal de manifestation Opération Escargot ainsi que les manifestations subséquentes qui seront organisées partout en province dès le début août, et ce jusqu’à l’obtention de nos revendications.

De plus, les 4 organisations forment dorénavant un front commun permettant l’organisation d’une Méga-manifestation qui aura lieu à Québec les 19 et 20 septembre 2009 (oui 2 jours). La manifestation aura lieu sur les terrains de l’Assemblée Nationale alors que nous demanderons aux motocyclistes de toutes les régions du Québec de venir camper et faire valoir leurs revendications sur des terrains leur appartenant.

Cette union entre les organisations établie dorénavant, clairement et unanimement, la voix de TOUS les motocyclistes du Québec qui se déplaceront vers Québec dans la plus grande manifestation de l’histoire de la moto au Québec.

M. Charest et Mme Boulet, tenez-vous le pour dit, les motocyclistes ne cesseront point de démontrer leur colère et leur solidarité jusqu’au dépôt d’un amendement à la loi 55 qui autorisera le PDG de la SAAQ M. John Harbour à mettre en place un moratoire plus que nécessaire afin de cesser le dialogue de sourd en place depuis trop longtemps au détriment de 145 000 citoyens et contribuables de la province.

Amis motocyclistes, bikers, motards citoyens du Québec, restez à l’écoute et visitez régulièrement le site d’Opération Escargot afin d’obtenir les informations concernant les prochaines manifs et l’organisation de la MANIFESTATION MORATOIRE du 19-20 Septembre 2009.

Eric Lessard et l’équipe d’Opération Escargot.

mercredi 29 juillet 2009

La guerre au bruit est ouverte!

La municipalité de Saint-André-d'Argenteuil vient de mettre sur pied un projet pilote intéressant visant à réduire la pollution sonore, principalement celle causée par les motos bruyantes. Une nouvelle signalisation routière a été créée à cette fin. Elle vise à sensibiliser les motocyclistes à la problématique des nuisances sonores.

Saint-André-d'Argenteuil est traversée par la Route du Long-Sault (344), une des plus belles routes panoramiques du Québec qu'empruntent des milliers de motocyclistes durant les périodes touristiques. Au fil des ans, le bruit émis par certaines motos équipées de silencieux non conformes est devenu un irritant majeur pour les résidents de cette municipalité dont la tranquillité est perturbée presque quotidiennement.

Saint-André-d'Argenteuil s’est associée à différents partenaires d’importance afin d’établir des outils de sensibilisation à la pollution sonore. Parmi ceux-ci, notons le Comité d’Action Politique Motocycliste (CAPM), la Fédération Motocycliste du Québec (FQM), la Sûreté du Québec (SQ), le ministère des Transports du Québec (MTQ), la Société de l’Assurance Automobile du Québec (SAAQ) et Speed Trix (fabricant de motocyclettes personnalisées).

Selon Daniel Beaulieu, maire de Saint-André-d'Argenteuil, l'initiative, si elle est couronnée de succès, pourrait être étendue à d'autres municipalités du Québec. Une information que confirment également le CAPM et le ministère des Transports du Québec.

La guerre au bruit doit être menée avec fermeté afin d'éviter que la réponse des autorités publiques ne s'appuie sur la répression et que notre image auprès du grand public ne soit définitivement ternie. Cette initiative intéressante et concertée mérite donc qu'on la soutienne en réduisant, chacun à notre niveau, nos émissions sonores. Pour cela, il suffit d'équiper nos motos de silencieux conformes, dans un premier temps, et d'adopter une conduite responsable en ville ou dans les zones touristiques. Il en va de notre survie!